Résumé : Une nuit tragique de 1962, la mort
s'abat brutalement sur le prestigieux paquebot "Antonia Graza", orgueil de l'Italie, fauchant en quelques instants tous
ses occupants. Quarante ans plus tard, Sean Murphy, le capitaine du remorqueur Arctic Warrior,
et Maureen Epps, son chef d'équipe, sont contactés par Jack Ferriman,
un pilote canadien qui a repéré dans la mer de Béring l'épave du
paquebot disparu. Murphy, Epps et leurs hommes n'hésitent pas une seule
minute pensant pouvoir le revendre à bon prix. Mais des
phénomènes étranges ne vont pas tarder à se produire.
Terreur Vision : Cette troisième production Dark Castle, ouvre sur un superbe titre rose bonbon, kitchissime à souhait, tout comme la musique romantique qui accompagne son générique digne d'une adaptation de La Croisière s'amuse.
Résumé : Le docteur Miranda Grey, psychologue de renom pour criminels, travaille
au sein du pénitencier psychiatrique pour femmes que dirige son mari.
Elle sait mieux que personne ce qui est rationnel. Jusqu'au jour où
elle se réveille dans l'une des cellules de l'institution, accusée d'un
meurtre dont elle n'a aucun souvenir. Dans sa
quête pour retrouver la mémoire, elle devra faire face à un fantômes visiblement hostile...
Terreur Vision :Gothika est le quatrième film sorti du studio Dark Castle, créé conjointement par Joel Silver et Robert Zemeckis.
Résumé : Le jeune D.J. Walters est doté d'une imagination
débordante. C'est pourquoi personne ne le prend au sérieux lorsqu'il
fait part de ses craintes au sujet de son horrible voisin qui terrorise
tous les enfants du quartier. Il est en effet persuadé que celui-ci est
responsable de la disparition mystérieuse de sa femme. Il a également
remarqué d'autres phénomènes inquiétants se déroulant dans la maison de
ce dernier. Mais ce que personne ne sait, c'est que D.J. n'invente rien et
que cela va empirer.
Terreur Vision : Cette production derrière laquelle se cache un célèbre tandem de producteurs, Spielberg et Zemeckis pour ne pas les citer, constitue leur première collaboration dans le monde du long métrage en images de synthèse. Il s'agit également du second film, après Le Pôle Express, tourné intégralement en performance capture, un procédé développé par Zemeckis lui-même. Au fil de l'histoire, on reconnait bien les thématiques chères au tandem à l'origine, ensemble ou non, de films comme Les Goonies, Poltergeist, Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ou encore Retour vers le Futur.
Les connaisseurs sont donc en terrains connus avec ce savant mélange d'épouvante tout public et d'humour sur fond de bons sentiments, constituant ainsi une alchimie parfaitement dosée pour le public large visé. Toutefois, si la performance capture permet d'envisager une toute nouvelle forme de réalisation, s'affranchissant notamment des contraintes techniques de prises de vue réelles, on regretterait presque au final l'aspect définitivement plus réaliste d'un film en live... D'autant qu'à l'instar des Goonies ou de Retour vers le Futur, véritables films de génération (80 en l’occurrence), l'identification aux personnages était un atout majeur pour l'attachement au film. Et cette identification est sans doute moins évidente face à des personnages synthétiques. Simple question de goût, et même s'il ne deviendra probablement jamais un objet de culte, il faut bien admettre que Monster House touche sa cible. Sans être non plus terrifiant, il parvient à créer des moments de tension que les kids sauront apprécier -planqués derrière leur fauteuil- et constitue, là était probablement l'un de ses principaux buts, une excellente mise en bouche pour initier ce jeune public au cinéma de frisson..
N.T.
En bref :
titre original : Monster House
pays d'origine : États-Unis
année de production : 2006 date de sortie française : 23 août 2006 durée : 91 minutes
Résumé : Le jeune Billy est en prise avec une horde de bad boys qui regretteront amèrement de s'en être pris à lui. Dans Le vieux chef tête-de-bois, une statue
de bois possédée par un esprit indien venge un crime crapuleux. Le Radeau met en scène une nappe gluante à la surface d'un lac qui engloutit un bande de djeun's, enfin, une femme adultère est poursuivie par un auto-stoppeur qu'elle a mortellement percuté en voiture.
Terreur Vision : De nouvelles histoires horrifiques mais aussi quelques changements de postes sont au programme de Creepshow 2. Si le King est toujours à l'origine des histoires, Romero troque son siège de réalisateur contre celui de scénariste. C'est donc à Michael Gornick, opérateur photo du premier opus, que revient la lourde tâche qui consiste à donner une suite digne de ce nom au cultissime Creepshow. On note dès le début quelques évolutions, la plus visible étant le passage du comic à l'animation. L'un des seuls vrais points positifs malheureusement.
Car même si l'on est happé dès le générique d'ouverture par les envolées électroniques de Les Reed (The Last Waltz), qui ne sont pas sans rappeler le meilleur des Gobelin, on doit très vite se rendre à l'évidence, le métrage a perdu de sa dimension "horrifique" et davantage pour ce qui est du frisson. Lors du premier sketch les dialogues s'éternisent, certes justifié, puisque chargés de bons sentiments pour encore mieux accentuer la tragédie qui se prépare, mais ça ne laisse rien augurer de bon pour la suite. Puis sonne l'heure de sortir la thématique fétiche de la série : la vengeance. Avec cet indien taillé dans le bois, enfin en théorie puisque seul le spectateur semble se rendre compte que la statue respire et bouge depuis le début du film. Le second segment, Le Radeau, est sans doute le plus notable avec sa blobesque flaque visqueuse et anthropophage, proposant tout comme L'autostoppeur, quelques effets spéciaux sympas. Mais on demeure loin des débordements débridés et kitchissimes du premier opus.
On constate aussi, notamment dans le traitement de ses thématiques, que l'on passe d'une vision de l'horreur infantile (colère, vengeance froide, jouer à se faire peur), mais aussi les couleurs flashy et les débordements gores, à un film qui s'adresse à un public plus vieux, (du pétards, du nichon, du rock'n'roll... tiens ça fait quasiment sex, drugs and rock'n'roll cette histoire). Une évolution peu avantageuse ici, et qui paradoxalement, rend le film plus neuneu que son prédécesseur.
Bref, si on a évidemment toujours plaisir à retrouver Romero, le King ou encore Savini à bord d'une telle entreprise, on regrette une réalisation qui manque de tonus -n'est pas Romero qui veut- n'inspire jamais un sentiment de peur, et servie par des effets spéciaux pas toujours bien foutus. Sans oublier le passage de 6 histoires sur près de 1 h 50 de métrage pour le premier opus, à 4 segments sur à peine 1 h 25... En un mot : un chouïa décevant (ah ben non, en trois mots alors).
N.T.
En bref :
titre original : Creepshow 2
pays d'origine : États-Unis
année de production : 1987 date de sortie française : 16 décembre 1987
durée : 85 minutes adrénomètre : ♠
note globale : 2,5
Le flip : Une femme persécutée par l'autostoppeur qui vient de le renverser mortellement.
Résumé : Joey Cheng est une jolie jeune fille qui vient d'être abandonnée par Sam, son fiancé. Dans un accès de désespoir, elle tente de mettre fin à ses jours dans un
hôtel de Bangkok. Sauvée in extremis, Joey regrette amèrement son geste. Elle est désormais déterminée à repartir à zéro. Mais elle se rend rapidement compte qu'elle
est enceinte de Sam, et que son esprit est accaparé par des visions que les autres ne perçoivent pas, celle d'une femme en particulier. Très
perturbée, elle attribue ses tourments à sa tentative de suicide. Mais
elle est en réalité dotée d'un terrible et nouveau pouvoir qui lui permet de voir les morts...
Terreur Vision : Plus une variation sur le même thème que réellement une suite, The Eye 2 joue une nouvelle fois avec les nerfs du spectateur en s'intéressant au sujet de la réincarnation.
Résumé : Seconde guerre mondiale, l'équipage de l'USS Tiger Shark, un
sous-marin américain, doit se porter au secours de trois naufragés d'un
navire britannique. Une simple mission de routine qui va rapidement virer au cauchemar, lorsque le submersible se retrouve dans la ligne
de mire de plusieurs u-boat allemands. Piégé au fond de l'Océan
Atlantique, l'équipage du sous-marin devra aussi faire face à une
autre menace, bien moins rationnelle...
Terreur Vision :Abîmes, accueilli mollement lors de sa présentation en clôture du festival Fantastic'arts de Gerardmer en 2003, débute comme un film de guerre lambda puis se déporte, lentement, voire très lentement, mais surement, vers la voie du fantastique.