Creepshow 2 (1987) de Michael Gornick

ADRÉNOMÈTRE  ♠ 
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Le jeune Billy est en prise avec une horde de bad boys qui regretteront amèrement de s'en être pris à lui. Dans Le vieux chef tête-de-bois, une statue de bois possédée par un esprit indien venge un crime crapuleux. Le Radeau met en scène une nappe gluante à la surface d'un lac qui engloutit un bande de djeun's, enfin, une femme adultère est poursuivie par un auto-stoppeur qu'elle a mortellement percuté en voiture.

De nouvelles histoires horrifiques mais aussi quelques changements de postes sont au programme de Creepshow 2. Si le King est toujours à l'origine des histoires, Romero troque son siège de réalisateur contre celui de scénariste. C'est donc à Michael Gornick, opérateur photo du premier opus, que revient la lourde tâche qui consiste à donner une suite digne de ce nom au cultissime Creepshow.

 On note dès le début quelques évolutions, la plus visible étant le passage du comic à l'animation. L'un des seuls vrais points positifs malheureusement. Car même si l'on est happé dès le générique d'ouverture par les envolées électroniques de Les Reed (The Last Waltz), qui ne sont pas sans rappeler le meilleur des Gobelin, on doit très vite se rendre à l'évidence, le métrage a perdu de sa dimension "horrifique" et davantage pour ce qui est du frisson. Lors du premier sketch les dialogues s'éternisent, certes justifié, puisque chargés de bons sentiments pour encore mieux accentuer la tragédie qui se prépare, mais ça ne laisse rien augurer de bon pour la suite. Puis sonne l'heure de sortir la thématique fétiche de la série : la vengeance. Avec cet indien taillé dans le bois, enfin en théorie puisque seul le spectateur semble se rendre compte que la statue respire et bouge depuis le début du film. Le second segment, Le Radeau, est sans doute le plus notable avec sa blobesque flaque visqueuse et anthropophage, proposant tout comme L'autostoppeur, quelques effets spéciaux sympas. Mais on demeure loin des débordements débridés et kitchissimes du premier opus.

On constate aussi, notamment dans le traitement de ses thématiques, que l'on passe d'une vision de l'horreur infantile (colère, vengeance froide, jouer à se faire peur), mais aussi les couleurs flashy et les débordements gores, à un film qui s'adresse à un public plus vieux, (du pétards, du nichon, du rock'n'roll... tiens ça fait quasiment sex, drugs and rock'n'roll cette histoire). Une évolution peu avantageuse ici, et qui paradoxalement, rend le film plus neuneu que son prédécesseur. 


Bref, si on a évidemment toujours plaisir à retrouver Romero, le King ou encore Savini à bord d'une telle entreprise, on regrette une réalisation qui manque de tonus - n'est pas Romero qui veut - n'inspire jamais un sentiment de peur, et servie par des effets spéciaux pas toujours du meilleur cru. Sans oublier le passage de six histoires sur près de 1 h 50 de métrage pour le premier opus, à 4 segments sur à peine 1 h 25... En un mot : un chouïa décevant (ou en trois, si vous préférez !).
N.T.

En bref :
titre original : Creepshow 2
pays d'origine : États-Unis
année de production : 1987
date de sortie française : 16 décembre 1987
durée : 85 minutes
budget : 3 500 000 $
adrénomètre : ♠
note globale : 2.5/5

Le flip : Une femme persécutée par l'autostoppeur qui vient de le renverser mortellement.

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