SLEEP (2020) de Michael Venus [Critique] COMPÉTITION GERARDMER 2021

  Évaluation du dossier : 3.5/5 []

Pour lutter contre les intenses cauchemars qui malmènent son sommeil, Marlene se rend dans un hameau reculé dans la montagne qui ressemble étrangement aux lieux de ses effrois nocturnes. Devenue brusquement apathique, elle y est rejointe par sa fille Mona, qui peu à peu découvre la froideur de ce lieu anxiogène. Tandis que cette dernière cherche à comprendre le mal qui paralyse sa mère, elle doit affronter le passé macabre de ce village et les forces menaçantes qui le hantent…

C'est un premier film bien singulier que nous livre l'Allemand Michael Venus, animé par la volonté évidente de préserver les jeunes générations d'un mal qui ne meurt jamais vraiment...

Plutôt à l'aise avec son récit, le réalisateur allemand Michael Venus nous fait partager les déboires de Marlene et de sa fille Mona, aux prises avec un passé douloureux qui les mène tout droit dans un village montagnard marqué par un traumatisme macabre et qui semble dévorer l'âme de ses habitants.


Michael Venus propose ici une habile 
parabole sur les dérives du nationalisme et sur le combat nécessaire des générations futures pour éviter de répéter les erreurs d'une Histoire douloureuse. Allemagne oblige, le réalisateur interroge ses fantômes juifs, victimes d'un nazisme qui semble se réanimer de manière localisée, animant d'autant plus une vieille soif de vengeance.


On pense parfois aux 
Griffes de la nuit, puisque tout démarre dans les rêves pour se poursuivre dans le réel. Si on ne peut nier une approche très auteurisante, l'ensemble est suffisamment rythmé pour ne pas faire tomber le public dans l'ennui, d'autant qu'il offre quelques scènes plutôt inattendues. Pour son premier long-métrage, le metteur en scène, biberonné aux contes des frères Grimm, à La Nuit des morts-vivants et au cinéma de Mario Bava (Les 3 visages de la peur), atteint son objectif et livre une belle œuvre sur l'impuissance d'une génération dans le déni (représentée par Mona), et la responsabilité de la suivante à essayer de rétablir les choses pour ne pas répéter les horreurs oubliées de la guerre.
N.F.T.

PRIX DU JURY


EN BREF 
titre original : Schlaf
réalisation : Michael Venus
distribution : Gro Swantje Kohlhof, Sandra Hüller, August Schmölzer...
photographie : Marius von Felbert
pays d'origine : Allemagne
budget : 1 440 000 €
année de production : 2020
date de sortie française : Prochainement
durée : 102 minutes
adrénomètre : ♥ 
note globale : 3.5/5

† EXORCISME †
▲ Récit immersif
▲ Réalisation
▲ Les fantômes traquent les nazis

- DÉMYSTIFICATION -
▼ Intrigue très lente
▼ Rêve ou réalité ?
▼ Esthétique européenne un peu terne

LE FLIP 
Tirée du lit au moment du réveil...

 
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AVIS DE FESTIVALIERS


L'avis de Nico

adrénomètre : ♥
note globale : 3.5/5

Derrière cette histoire de fantômes vengeurs, Michael Venus propose une habile parabole sur les dérives du nationalisme et sur le combat des générations futures pour éviter la répétition d'un passé douloureux.


L'avis de Chris

adrénomètre : ♠ 
note globale : 2.5/5

Un drame cryptique auquel on peut soit accrocher, soit décrocher. Malgré une première partie immersive, la deuxième partie, davantage onirique, désoriente sans pour autant tenir en haleine. On retient malgré tout une mise en ambiance réussie et un casting excellent.



L'avis de Sylvain

adrénomètre : ♥
note globale : 3.5/5

Autant le dire tout de suite : la première appréhension avant de commencer le visionnage de ce film était la barrière de la langue (on prend vite ses habitudes avec l'anglais !), mais franchement cela vaut la peine. Dès le début, j'ai trouvé que certains personnages de ce film semblaient cacher beaucoup de choses et je me suis senti au cœur de l'investigation de la fille, cherchant à aider sa mère contre sa maladie. On arrive à prendre part directement à l'ambiance de ce film et on arrive à ressentir pleinement la détresse des personnages. Quelques longueurs parfois, mais de bonnes surprises et un doute à la toute fin du film. Bon point pour un long-métrage européen.

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