GHOSTS OF WAR (2020) d'Eric Bress [Critique] HORS COMPÉTITION GÉRARDMER 2021

Évaluation du dossier : 3.5/5 []

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, cinq soldats américains sont envoyés en France pour empêcher les Allemands de reprendre un château précédemment occupé par des dignitaires nazis. Mais ils se retrouvent confrontés à une force surnaturelle, bien plus terrifiante que tout ce qu’ils ont pu voir sur le champ de bataille.

Sans parvenir à réitérer la pleine réussite de L'Effet Papillon, Eric Bress revient avec un second long-métrage plein de promesses et qui, malgré ses quelques maladresses, fait preuve d'une insolente audace.

La guerre, c'est mal ! Et c'est encore pire lorsqu'elle se poursuit bien après les combats. Avec Ghosts of War, Eric Bress, réalise (enfin !) son second long-métrage depuis le saisissant L'Effet Papillon en 2004. On n'oublie pas non plus que le gaillard a écrit rien moins que le meilleur opus de la saga Destination finale (le 2, vous l'aurez compris), ce qui laisse présager quelque chose qui ne devrait pas laisser de marbre.


Avec au menu, apparitions, malédiction, scènes de guerre, drame et d'autres choses que l'on ne spoilera pas ici, Eric Bress ne ménage pas ses efforts pour donner de l'épaisseur à un récit au final assez audacieux où flotte le spectre de L'Échelle de Jacob, avec une dose de Dame en noir 2 et un soupçon d'Échine du diable, et ainsi illustrer la cruauté de la guerre et les fantômes qu'elle génère, qu'ils soient toujours vivants ou non. 

Si, de manière globale, les effets de peur sont beaucoup trop téléphonés, tout comme la dernière partie souffre de dialogues bien trop explicatifs, écrits avec les pieds, le récit tape encore assez souvent dans le mille et Ghosts of War va jusqu'à devenir bouleversant lors d'une intervention musclée et tragique que personne n'attendait.


Pour faire passer tout ça,  Eric Bress  s'offre une brochette de seconds couteaux de premier choix, à commencer par Billy Zane (TitanicRetour vers le futur) qui coiffe aussi la casquette de producteur exécutif, mais aussi Brenton Thwaites (Gods of Egypt), Kyle Gallner (Les Griffes de la nuit), Theo Rossi (Cloverfield), Alan Ritchson (Hunger Games : L'embrasement) ou encore Skylar Astin (Hôtel Woodstock, Pitch Perfect 2) qui donnent vie à ce commando désespéré qui tente tant bien que mal de contenir les assauts dans un château repris aux nazis aux dernière heures de la Seconde Guerre mondiale. 

Véritablement surprenant, alors que l'on ne craignait que du 100 % réchauffé, Ghosts of War marquera surtout les esprits pour son audacieux mélange des genres qui ne laissera personne indifférent.
N.F.T.


EN BREF 
titre original : Ghosts of War
réalisation : Eric Bress
distribution : Brenton Thwaites, Kyle Gallner, Alan Ritchson, Theo Rossi, Skylar Astin, Billy Zane, Vivian Gray...
photographie : Lorenzo Senatore
pays d'origine : Royaume-Uni
budget : N.C.
année de production : 2020
date de sortie française : Prochainement
durée : 94 minutes
adrénomètre : ♥
note globale : 3.5/5

† EXORCISME † 
▲ Mélange des genres audacieux
▲ Surprenant
▲ Intensité dramatique

- DÉMYSTIFICATION -
▼ Effets de peur qui tombent à l'eau
▼ Dialogues faiblards dans la dernière partie
▼ Mélange des genres qui peut rebuter

LE FLIP
Des hôtes peu accueillants...


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AVIS DE FESTIVALIERS


L'avis de Nico

Note globale : 3.5/5 
Adrénomètre : ♥

La guerre, c'est mal ! Et c'est pire encore lorsqu'elle se poursuit bien après les combats. Avec Ghosts of War, Eric Bress, qui réalise ici son second long-métrage depuis L'Effet Papillon en 2004, s'offre une brochette de seconds couteaux – Brenton Thwaites (Gods of Egypt), Kyle Gallner (Les Griffes de la nuit), Theo Rossi (Cloverfield) et même Billy Zane (Titanic, Retour vers le futur) qui coiffe aussi la casquette de producteur exécutif – pour incarner un commando chargé de garder un château repris aux nazis à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Avec au menu, apparitions, malédiction, scènes de guerre, drame et d'autres choses que l'on ne spoilera pas ici, Eric Bress ne ménage pas ses efforts pour donner de l'épaisseur à son récit et illustrer la cruauté de la guerre et les fantômes qu'elle génère (vivants ou non). Si les effets de peur demeurent téléphonés, tout comme la dernière partie souffre de dialogues écrits avec les pieds, le récit tape souvent dans le mille et va jusqu'à devenir bouleversant lors d'une intervention que personne n'attendait. Véritablement surprenant, alors que l'on ne craignait que du réchauffé, Ghosts of War marque aussi les esprits pour son audacieux mélange des genres qui ne laissera personne indifférent.


L'avis de Chris

Note globale : 3/5 
Adrénomètre : ♠

Mêlant guerre, épouvante, magie noire et autres ingrédients secrets, Ghost of Wars est une production qui se distingue de ce qu'on nous sert habituellement. Malgré une première partie assez ennuyeuse avec des dialogues pas franchement intéressants, le dernier tiers réussit à offrir un revirement de situation plutôt original et appréciable. Malheureusement, ce dernier ne suffit pas pour autant à en faire un chef-d'œuvre, peut-être parce qu'il cherche à donner trop d'explications en un laps de temps très court. En somme, un film loin de crever l'écran mais qui se laisse quand même regarder.


L'avis de Sylvain

Note globale : 3/5 
Adrénomètre : ♥

Habituellement, les films de guerre ne m'intéressent pas plus que ça, mais dans le cadre de ce festival, on peut s'attendre à une plus-value alors pourquoi pas. Après un début d'histoire complètement classique, petit à petit, le réalisateur nous lance dans l'action. Hémoglobine, tirs armés mélangés à quelques fantômes : voilà les ingrédients que nous propose Ghosts of War. Malgré quelques longueurs, une surprise scénaristique permet à ce film de sortir du lot. On en ressort complètement retourné, voire traumatisé par cette guerre vécue en immersion totale.

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