[Critique] V/H/S VIRAL (2014 - inédit) de Nacho Vigalondo, Justin Benson...

Évaluation du dossier : 1.5/5 []

Un groupe de jeunes gens obsédés par la célébrité filment un accident afin de mettre les vidéos sur Internet. 


Après deux premiers opus de qualité, la saga horrifique en mode found footage fait un faux pas avec V/H/S Viral. La suite de trop, ou tout simplement un film tentant de remplir les caisses en profitant de la réputation d’une franchise ?

Vicious Circles, réalisé par Marcel Sarmiento (Deadgirl), constitue le fil rouge de V/H/S Viral. Faute d’être réussi ni même compréhensible, le segment perd complètement son spectateur sans même assurer sa fonction première : assurer les transitions entre les différents courts-métrages.


Les vraies hostilités commencent avec Dante the Great de Gregg Bishop (Dance of the Dead). Avec un concept assez sympathique, ce segment est loin d’être mémorable sans être une catastrophe pour autant. On suit l’ascension d’un magicien de cabaret par l’intermédiaire du témoignage de son assistante. Si le scénario peut présenter un certain intérêt, l’angoisse est, quant à elle, restée dans l’imaginaire du réalisateur. On reprochera, en plus de ça, des effets gores numériques qui dénaturent l’esthétique de la franchise.

Arrive enfin le segment empêchant le navire de sombrer dans le médiocre. Parallel Monsters de Nacho Vigalondo (Open Windows) raconte l’histoire d’un inventeur ayant développé un portail qui s’ouvre vers une dimension parallèle. Ne brillant pas par son originalité, le scénario nous surprend tout de même grâce à un twist inattendu, et légèrement fétichiste.


Le duo constitué de Justin Benson et d’Aaron Moorhead (Spring) clôture avec Bonestorm, un pseudo Diary of the Dead version dégommage de zombies avec des planches de skateboard. Fichu d’un montage épileptique, ce segment finit par causer des maux de tête tant la caméra est tremblante. Il devenait urgent de récupérer l’attention du spectateur mais ce dernier court-métrage s’invite plus à titre de coup de grâce que de sauveur.

Alors, que retira-t-on de ce V/H/S Viral ? Il serait inutile de tirer plus longtemps sur l’ambulance en soulignant la bonne centaine de défauts non répertoriés dans la chronique. En réalité, ce troisième film n’a qu’une qualité principale, celle de rappeler la qualité des deux premiers. 
N.M.
EN BREF
titre original : V/H/S Viral
pays d'origine : États-Unis
budget : ?
année de production : 2014
date de sortie française : inédit
durée : 82 minutes
adrénomètre : ♠
note globale : 1.5/5

† EXORCISME †
▲ Le segment Parallel Monsters
▲ Rappelle la qualité des deux premiers films
▲ L'arrivée du générique de fin

- DÉMYSTIFICATION -
▼ Suite inutile
▼ Le fil conducteur insensé
▼ Le dernier segment catastrophique  

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