Les Messagers 2 : Les Origines du Mal (2009/2010 - DTV) de Martin Barnewitz

ADRÉNOMÈTRE  ♠ 
NOTE  TV TV TV TV TV 

Pour contrer les corbeaux qui menacent ses récoltes, un fermier pose dans son champ un épouvantail trouvé dans une remise. Le lendemain, des dizaines de corbeaux sont retrouvés à terre, foudroyés. Peu à peu, le comportement du fermier change, et on retrouve bientôt le cadavre du banquier auprès duquel le fermier s'était endetté.

C'est toujours sous l'égide de Ghost House, mais cette fois sans Sam Raimi que cette suite au très moyen Les Messagers a été produite. Au scénario on retrouve Todd Farmer déjà auteur du premier film.

En choisissant un titre français qui fleure bon la préquelle, on nous met sur la piste, mais le casting renouvelé pour l'occasion complique un peu la compréhension du film. Il s'agit ici d'une préquelle s'attachant à décrire la lente agonie de la famille qui va venir hanter celle du premier opus. Avec pour fond, une vague histoire de magie noire avec des indiens et des épouvantails.

S'il ne se passe pas grand chose la journée, on se dit que peut-être le film essaye-t-il de s'affranchir de la contrainte ratée des frères Pang, qui consistait à placer la plupart des effets de peur en plein jour ? Sauf que l' on comprend vite que ni le jour, mais encore moins la nuit, il ne se passe des trucs flippants. On navigue plus du côté d'une certaine horreur, et encore, Les messagers 2, Les Origines du Mal fait plus dans le dérangeant que la vraie trouille, à l'image de ce personnage échaudé par une scène torride durant laquelle sa voisine se trémousse avec sa bouteille d'eau, rentre illico pécho sa femme et la viol quasiment sur le lit conjugal, ou lorsqu'une gamine étrange ère dans les maïs en pleine nuit et finit empalée par une fourche.

Tous les arguments sont bons pour maintenir un minimum d'attention...
Donc pas d'effets de peur, mais on se dit que peut-être le scénario apportera quelque chose. On est donc face à une histoire d'épouvantail maléfique qui, une fois installé au milieu d'un champ de maïs ravagé par les corbeaux, fait le bonheur de notre jeune paysan, alors au bord de la faillite. Du jour au lendemain, les billets, l'or et l'eau coulent à flot, les oiseaux de malheur meurent sans raison et la plantation devient resplendissante et prometteuse. Sauf que les morts s'enchaînent aussi et semblent toujours liés d'une manière ou d'une autre au fermier. Évidemment, lorsque que ce dernier comprend la raison de ces étranges événements, il tente de bruler l'épouvantail sauf qu'on ne peut visiblement pas s'en débarrasser aussi facilement, car il revient dès le lendemain s'auto-planter au milieu du champ. Pour résumer, il ne se passe pour ainsi dire pas grand chose et on a presque le temps de songer à la liste de commission pour les courses du  lendemain, sans louper une miette du film. Ceci après avoir eu le temps d'imaginer une parabole du rêve américain où, partant de rien, l'on acquiert les choses par la sueur de son front, sauf qu'ici les messagers préviennent d'entrée qu'une réussite facile à toujours un certain coût dont il faut s'attendre à devoir s'acquitter.

Les Messagers 2, Les Origines du Mal est dénué de toute angoisse, flirtant -en moins bien- avec Shining et Jeepers Creepers pour son monstre, par ailleurs aussi ridicule que le triste sort qui l'attend en fin de métrage. Un film par vraiment conseillé en somme...
N.T.

En bref : 
titre original : Messengers 2 : The Scarecrow
pays d'origine : États-Unis
année de production : 2009
date de sortie française : 23 novembre 2010 (DTV)
durée : 90 minutes
adrénomètre : ♠
note globale : 1/5

Le flip : ...


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