Motel (2007) de Nimrod Antal

ADRÉNOMÈTRE  ♡ 
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En panne de voiture, David et Amy, sont obligés de passer la nuit dans un motel miteux éloigné de tout. Par hasard, ils découvrent des cassettes vidéo montrant plusieurs meurtres commis dans la chambre qu'ils occupent. Terrifiés par la réalité des scènes, David et Amy comprennent que s'ils ne font rien, ils seront très bientôt les stars du prochain film... Face à l'horreur et aux cinéastes maniaques du motel, David et Amy ne peuvent compter que l'un sur l'autre pour survivre à ce qui pourrait être leur dernière nuit...

Tout commence par un road movie lambda en compagnie de ce couple en cours de séparation suite à un trauma mal digéré. Égarés au milieu de nulle part, il sont bien évidemment victime d'une panne inopinée... Suit donc l'arrivée de David et Amy dans cet établissement miteux, paumé au milieu de nulle part, qui va faire basculer le tout au huit-clos bien glauque et créer un sérieux sentiment de malaise.  Bientôt, c'est un sentiment d'insécurité qui va se dégager de ce film réalisé par Nimrod Antal (Predators) et, décidément, plein de (bonnes) surprises. 
La mise en scène pour commencer est nerveuse à souhait et les situations troublantes s'enchaînent rapidement jusqu'à pousser le spectateur dans un véritable tourbillon d'angoisse des plus efficaces. S'il navigue dans les eaux poisseuses du snuff movie, dont il parvient à éviter les écueils graphiques, Motel propose un scénario réellement captivant et s'affirme très vite comme une série B d'excellente qualité.


Forcément ce genre d'histoire nécessite un casting efficace pour atteindre le spectateur. Avec une distribution sans faute au sein de laquelle figure la radieuse Kate Beckinsale (Underworld),  mais aussi Luke Wilson (3h10 pour Yuma) et Frank Walhey (Les Doors, Pulp Fiction) dans le rôle du bad guy déjanté, l'objectif est atteint sans problème majeur.

Si, en revanche, la trouille n'est pas vraiment au programme, Motel s'impose comme un excellent thriller qui remplit largement son contrat angoisse. De plus il fait preuve d'une certaine maîtrise dans l'art de la suggestion faisant naître le sentiment d'effroi en passant davantage par la tension psychologique que par une violence réellement graphique, à laquelle il refuse de céder gratuitement. Peut-être l'un de ses principaux défaut réside dans l'histoire du couple et son évolution face au danger, quelque peu prévisible. Rien de rédhibitoire, puisque l'ensemble tient aisément en haleine durant 85 minutes.
N.T.


En bref : 
titre original : Vacancy
pays d'origine : États-Unis
année de production : 2007
budget : 19 000 000 $
date de sortie française : 1 août 2007 
durée : 85 minutes
adrénomètre : ♥
note globale : 4/5

Le flip : Le couple découvre la vidéo d'un snuff movie dans le magnétoscope, contenant des scènes tournées dans la chambre où ils se trouvent...


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