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Paranormal Xperience 3D - XP3D (inédit - 2011) de Sergi Vizcaino *

Résumé : Angela est une étudiante en psychiatrie convaincue que les phénomènes paranormaux n'existent que dans l'esprit de ceux qui en sont témoins. Son professeur, un brin excentrique, lui lance un défi : se rendre avec ses camarades dans une ville minière abandonnée et lui prouver qu'elle n'est pas hantée comme le prétend la rumeur. Elle s'y rend, accompagnée de sa petite sœur avec qui elle entretient une relation distante depuis un drame survenu dans leur enfance. Mais rapidement, la petite équipe doit faire face à une présence mystérieuse qui les prend en chasse.

Terreur Vision :  Paranormal Xperience 3D démarre par une démonstration convaincante du pouvoir suggestif de l'esprit humain. Une scène importante puisqu'elle pose d'entrée la limite entre réalité et leurre psychologique, tout en rassurant quant au titre du film qui pourrait faire songer à un énième ersatz de Paranormal Activity.-->

Rétribution (2007) de Kiyoshi Kurosawa **

Résumé : Le détective Yoshioka enquête sur plusieurs meurtres apparemment liés entre eux. Chaque victime est découverte noyée, le corps rempli d'eau salée. Perturbé par la crise que traverse son couple, Yoshioka découvre sur les lieux des crimes des objets familiers qui le poussent à s'interroger sur sa propre culpabilité. Alors qu'il se résout à solliciter l'aide d'un psychiatre, Yoshioka est hanté par les apparitions d'une femme-fantôme vêtue de rouge qui prétend le connaître...

Terreur Vision : Yoshioka dans Rétribution nous fait le coup du flic solitaire en quête de sens. Celui de ces meurtres qui s'accumulent, de ces indices qui semblent l'incriminer, de ce fantôme qui le poursuit, ou encore plus globalement à sa vie, alors que son couple n'a plus rien d'une vie à deux "normale". -->

Devil Seed (DTV - 2012) de Greg A.Sager *

Résumé : Alexandra est heureuse de reprendre le chemin de l'université et de retourner vivre avec ses colocataires Jessica et Breanne après les vacances d'été. Un soir, lors d'une sortie très arrosée, Alex accepte une expérience psychique auprès d'une voyante pour se renseigner sur son avenir avec son petit ami, Brian. Mais l'expérience prend une tournure dramatique lorsqu'on lui annonce que le mal rode autour d'elle...

Terreur Vision : Devil Seed fait partie de ces petites séries B tellement sans prétention que le métrage flirte parfois carrément avec le Z. Car, même si l'on perçoit très bien le budget réduit et le travail du réalisateur pour tenter de créer une atmosphère angoissante, il faut bien admettre que l'ensemble finit par se prendre les pieds dans le tapis.

Captifs (2010) de Yann Gozlan *

Résumé : Carole est membre d’une équipe humanitaire dont la mission dans les Balkans touche à sa fin. Sur le chemin du retour, elle et ses deux coéquipiers sont brutalement attaqués alors qu'ils prenaient un raccourci dans les bois. Retenus prisonniers dans un lieu inconnu, ils vont bientôt découvrir les terribles desseins de leurs ravisseurs...

Terreur Vision :  Trop intello ou carrément neuneu, joué comme des patates, scénario peu ou trop poussé, manque de moyen ou d'idées, le cinéma de genre français a pendant trop longtemps pâti d'un héritage, d'une vision du cinéma qui n'encourageait pas un certain équilibre. Pire il en est resté longtemps ankylosé, au point d'être rarement parvenu à présenter des œuvres offrant une parfaite alchimie entre accessibilité, qualité et intégrité. Heureusement ils sont aujourd'hui de plus en plus nombreux à s'extirper des griffes de cette french touch tendance vieille école. -->

Seconds Apart (DTV - 2012) de Antonio Negret *

Résumé : Seth et Jonah Entin sont des jumeaux doués d'une capacité étonnante et dangereuse : la télépathie. Les choses commencent à tourner au vinaigre pour eux lorsque quatre de leurs camarades de classe se donnent la mort lors d'une partie de roulette russe. Très vite, le détective Lampkin les soupçonne d'avoir une part de responsabilité dans cette affaire. D'autant que d'autres décès suspects interviennent dans leur entourage. Mais les masques commencent à tomber lorsque l'un des deux frères s'éprend de la jolie Eve, faisant naître la jalousie et érodant peu à peu la confiance qui les liait jusqu'alors...

Terreur Vision : Rien de plus motivant qu'une scène d'ouverture originale, tendue et réussie pour découvrir un DTV somme toute assez mystérieux. C'est par une partie de roulette russe entre potes, sur fond d'assertions salaces, que démarre Seconds Apart. Les quelques giclées de sang qui suivent dans un contexte bien mystérieux, attisent volontiers la curiosité.-->

L'Etrange Pouvoir de Norman (2012) de Sam Fell & Chris Butler *

Résumé : Blithe Hollow, une petite ville de Nouvelle-Angleterre, est victime d'une terrible malédiction que seuls certains êtres, dotés d'un pouvoir très spécial, peuvent interrompre chaque année. Alors que M. Prenderghast, un vieil original affecté à cette mission vient de casser sa pipe, il apparait évident que seul Norman Babcock, un enfant incompris qui a la capacité de parler avec les morts, peut reprendre le flambeau. Malheureusement, il ne parvient pas à stopper la malédiction à temps, réveillant ainsi une horde de zombies effrayants et surtout une sorcière vieille de plusieurs siècles, bien décidée à détruire la ville...

Terreur Vision : Après le remarquable Coraline, le studio américain Laika remet le couvert avec un nouveau film, Paranorman en VO, dont la traduction, allez comprendre pourquoi, donne le titre à rallonge lisible sur toutes les affiches de l'hexagone. Heureusement, l'affront vite digéré, on ne peut que rester ébahis d'admiration au visionnage de ce film d'animation, actuellement la plus grosse production en stop motion 3D, et le troisième long métrage utilisant ce procédé après Coraline et Les Pirates du studio Aardman.

Freddy sort de la Nuit (1995) de Wes Craven *

Résumé : Wes Craven va tourner un nouveau Freddy. Il demande pour cela à Heather Langenkamp, Nancy dans les opus 1 et 3, John Saxon, le père de Nancy, et Robert Englund, l'interprète de Freddy Krueger, de rempiler. Heather hésite, d'autant qu'elle est harcelée au téléphone par ce qu'elle croit être un fan désaxé, mais des signes étranges, et le comportement inhabituel de son fils Dylan, lui font comprendre que Freddy est bel et bien sorti du film et qu'elle ne pourra compter que sur elle-même pour l'arrêter.

Terreur Vision : Alors que Freddy Krueger est officiellement mort depuis le précédent film, Wes Craven accepte de malgré tout remettre le couvert. Il mettrait ainsi un point final à la série qu'il a lui-même initiée, à condition de disposer d'une totale liberté. L'occasion est trop bonne et la production donne son feu vert. Tout commence alors par un générique similaire à celui du premier opus, montrant la fabrication du célèbre gant. On découvre qu'il s'agit du tournage en plateau d'un nouveau Freddy. -->

La Revanche de Freddy (1986) de Jack Sholder *

Résumé : Cinq ans après les meurtres d'Elm Street, la famille Walsh emménage dans la maison restée depuis inhabitée. Les adolescents de la rue recommencent à faire d'effrayants cauchemars mettant en scène Freddy Krueger et qui, malheureusement, se répercutent dans la réalité. Ron Walsh est l'un de ses adolescents possédés dans ses rêves par Freddy. Sa petite amie est la seule à pouvoir l'aider, et empêcher l'ignoble croque-mitaine d'utiliser les cauchemars de Ron afin de commettre d'autres crimes...

Terreur Vision : La Revanche de Freddy marque le retour au cinéma du vilain croque-mitaine des Griffes de la Nuit, dont les résultats au box office -il a rapporté près de 15 fois sa mise- ont conforté le producteur Robert Shaye de relancer la machine. Mais c'est cette fois sans Wes Craven, qui s'est retiré du projet, ne voulant pas faire une franchise de son bébé (ce qui, vous en conviendrez est plutôt raté) et trouvant le scénario de David Chaskin plutôt faiblard. C'est donc à Jack Sholder, (Hidden, Arachnid) que l'on doit ce second opus, qui s'avère au final énergique, surprenant et oriente déjà la saga à la lisière du fantastique.

Les Griffes de la Nuit (1985) de Wes Craven ♠ + Saga Freddy Krueger

Accès direct au dossier Freddy Krueger
Résumé :  Nancy est une jeune adolescente victime de cauchemars récurrents à propos d’un homme au visage brûlé, vêtu d’un vieux pull déchiré et possédant cinq lames tranchantes à la place des doigts. Au contact de ses amis, elle constate bientôt qu’elle n'est pas la seule à faire ces mauvais rêves. Mais bientôt, l'un d'entre eux est sauvagement assassiné pendant son sommeil. C'est ainsi que le groupe fait la connaissance de l'ignoble Freddy Krueger. Un tueur d’enfants, mort et brûlé vif des années plus tôt, qui se sert des cauchemars des adolescents pour les assassiner. Nancy comprend qu'elle n'a plus qu'une seule solution pour rester en vie : cesser de dormir...

Terreur Vision : Véritable phénomène élevé au rang de culte par plusieurs générations de spectateurs, la saga des "Nightmare" aura réussi en 10 ans à faire d'un sombre inconnu, qui plus est, pas vraiment des plus fréquentables, nommé Freddy Krueger, une véritable icône du septième art. -->

The Descent (2005) de Neil Marshall ♥

Résumé : Six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique en plein milieu du massif des Appalaches. Alors qu'elles progressent dans d'étroites cavités, un éboulement bloque le chemin du retour. Elles tentent de trouver une autre issue, mais réalisent très vite qu'elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles, quelque chose de terriblement dangereux...

Terreur Vision : Dès l'introduction, Neil Marshall ne fait pas dans la dentelle avec un deuil qui remue les tripes, histoire, sans doute, de mettre en condition le spectateur avant l'ultime épreuve de survie souterraine. Une présentation glauque, presque claustrophobie qui détonne étrangement avec l'étalage de superbes paysages extérieurs et un environnement naturel semblant offrir toute la panoplie nécessaire aux amateurs d'aventure...

Au fil du visionnage de The Descent, force est de constater que l'un de ses principaux atouts est l'intelligence rare avec laquelle les mécanismes de l'épouvante sont mis en place. -->

Bones (2002) de Ernest Dickerson *

Résumé : À la fin des années 70, Jimmy Bones, parrain du ghetto black vit, apprécié de tous, aux côtés de sa femme, la somptueuse Pearl et son second, le fidèle Shotgun. Quand Bones est brutalement assassiné, la maison dans laquelle il a été éliminé devient une bâtisse maudite générant les plus sombres rumeurs... Vingt ans après ce tragique événement, une bande d'adolescents rachètent le bail de cette maison pour y ouvrir une boite de nuit. Au même moment, Bones revient accomplir sa vengeance...

Terreur Vision : Bones est une petite production horrifique honnête. Snoop Dogg se fait clairement plaisir et le réalisateur Ernest Dickerson poursuit sa route, après avoir travaillé sur des séries comme Urgences, Weeds, Dexter et The Walking Dead (rien que ça !) ou au cinéma où il met souvent en scène des stars du rap, notamment dans Que la Chasse Commence avec Ice T, Juice avec Tupac, ou encore Never Die Alone avec DMX (rien que ça !). -->

Livide (2012) de Julien Maury et Alexandre Bustillo ♠

Résumé : En Bretagne, la nuit d'Halloween, Lucie Clavel et deux copains décident, sur un coup de tête, de cambrioler la maison de Deborah Jessel, une professeur de danse classique, aujourd’hui centenaire énigmatique plongée dans le coma. Durant cette nuit tragique et fantastique, Lucie percera le mystère de cette demeure ainsi que le secret de la vieille femme.

Terreur Vision : Mise en scène soignée, de nombreuses références au cinéma d''horreur, au bis italien, un décor qui a de la gueule, de l'angoisse, des idées visuelles barrées... le duo de réalisateur Julien Maury et Alexandre Bustillo sait définitivement mettre en place une ambiance glauque et faire plaisir aux cinéphiles amateurs du genre. Malheureusement, toutes ces qualités n'empêchent pas le film de chuter et prendre cher à cause de quelques défauts aussi embarrassants qu'une acné au milieu du pif.-->

Trauma (1976) de Dan Curtis *

Résumé : La famille Rolfe emménage pour les vacances dans une immense demeure victorienne. Ils s'occupent durant leur séjour de Mme Allardyce, censée habiter sous les combles et ne jamais quitter sa chambre. Marian, l'épouse de Ben Rolfe, décide de porter ses repas à l'étrange vieille dame. Pourtant, très vite, les événements étranges s'enchainent. Ben est hanté par un cauchemar lié à un traumatisme d'enfance, son fils David frôle la mort à plusieurs reprises, et la santé d'Elizabeth, la vieille tante de Ben, se dégrade subitement. De son côté, Marian passe des heures à contempler la vaste collection de photos de son hôte... Ben comprend que quelque chose de maléfique vit dans cette maison, et tente de détruire sa famille...

Terreur Vision : Trauma est une adaptation du roman "Notre vénérée Chérie" de l'américain Robert Marasco, sorti en 1974. Curieusement, le film n'est jamais sorti en DVD en France après avoir connu plusieurs éditions à l'époque de la VHS.

The Incident (DTV - 2012) de Alexandre Courtès *

Résumé : Trois musiciens rêvent de connaître la gloire grâce à leur groupe de rock, mais survivent, en attendant, en travaillant comme cuisiniers dans un asile psychiatrique. Un soir, le système de sécurité tombe en panne à cause d'une grande tempête. Les patients, extrêmement dangereux, profitent de l'occasion pour fuir de leurs cellules, et neutraliser les gardiens. Les trois cuisiniers, isolés, se retrouvent alors face à un danger de mort...

Terreur Vision : C'est un passage au long-métrage réussi pour Alexandre Courtès, notamment connu jusqu'ici pour ses clips réalisés pour Noir Désir (Le Vent nous Portera), mais aussi Justice, U2, Jamiroquai... 
Un exercice ultra périlleux, tant les enjeux techniques, artistiques et économiques diffèrent et auxquels le bonhomme fait face avec une aisance déconcertante.-->

Un Jeu d'Enfants (2001) de Laurent Tuel *

Résumé : Marianne, une traductrice, vit avec Jacques, son mari, et ses deux jeunes enfants, Aude et Julien, dans un vaste appartement dont elle vient d'hériter. Un soir, elle reçoit la visite d'un couple étrange qui a habité ce lieu. Après leur venue, une série d'événements mystérieux et dramatiques pousse Marianne à croire que ses enfants sont possédés. Jacques semble sombrer peu à peu dans la folie, et Marianne commence à douter de sa propre santé mentale.

Terreur Vision : Lauret Tuel, également responsable de Jean-Philippe avec notre Johnny national, signe ce film d'atmosphère empruntant aux classiques de l'épouvante tels Les Innocents, ou encore Damien, la malédiction
Exerçant l'art de la confusion avec une certaine habileté, le réalisateur parvient, par un jeu de scènes entretenant le doute sur ce qui est réel ou non, à maintenir l'attention du spectateur durant tout son métrage, alors que cela aurait pu vite devenir épuisant. Sa mise en scène, ancrée dans une tradition cinématographique française plutôt classique, expose l'intrigue patiemment, s'effaçant au profit de l'histoire. Un choix plutôt heureux pour ce type de métrage, qui du coup, insuffle une certaine puissance aux quelques rares moments d'angoisse.-->

Shining (1980) de Stanley Kubrick *

Résumé : Jack Torrance accepte un emploi de gardien d'hôtel. L'Overlook, une bâtisse gigantesque isolée et fermée l'hiver, doit accueillir sa femme et son fils Danny pendant de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le "Shining", est effrayé à l'idée d'habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles évènements passés... 

Terreur Vision : Tout commence par un générique aérien, où la nature, baignée d'une lumière du jour inhabituellement menaçante, devient mystérieuse, détournée par une bande son angoissante et d’étranges cris qui suggèrent un quelconque rituel d'esprits malsains. Ces paysages au gigantisme exacerbé, filmés depuis les airs, évoquent une nature omnisciente et puissante. L'hôtel Overlook, là où le drame va se jouer, rivalise par sa taille avec cette nature, et tout comme elle, il est prêt à engloutir les âmes égarées.

Esprit Maternel (TV - 2012) de Kevin Fair *

Résumé : Joanna et Ben Maxwell veulent adopter un enfant. Mais le service d'adoption les informe que leur dossier de demande a été refusé. Lydia Newman, qui travaille pour ce service, vient, pourtant, leur faire une offre unique : adopter une petite fille, Piper Rose, qui a été abandonnée par sa mère, désormais en prison. Les Maxwell acceptent. Mais l'arrivée de Piper dans leur famille n'est pas sans perturber leur équilibre. Le fils de Ben, Dylan les accuse de faire du favoritisme et des apparitions étranges d'une jeune femme inquiètent Joanna.

Terreur Vision : Esprit Maternel démarre sur un générique à l'esthétique plutôt soignée, évoquant davantage un film de cinéma qu'un téléfilm. Il bénéficie en outre d'une partition musicale accrocheuse, entêtante, qui vient achever ce qui semble annoncer un métrage prometteur. Malheureusement, au-delà de cette emballage plutôt attrayant, le premier long de Kevin Fair, finit par afficher et payer un manque d'ambition flagrant. 

L'Exorcisme d'Emily Rose (2005) de Scott Derrickson **

Résumé : Emily Rose vient de mourir. Accusé d'homicide par imprudence, le père Moore se retrouve au cœur d'un procès dont l'enjeu n'est pas moins d'ébranler les croyances de chacun que dire la vérité sur ce qui est arrivé à la jeune fille. D'ailleurs, même s'il est défendu par Erin Bruner, une célèbre avocate agnostique, Moore n'a plus l'ambition d'être innocenté. Les témoignages se succèdent. Les faits débutent lorsqu'Emily quitte campagne et famille pour aller étudier à l'université. Une nuit, seule dans sa chambre d'étudiante, elle est la proie d'hallucinations et d'une rencontre surnaturelle... 

Terreur Vision : Le début de L'Exorcisme d'Emily Rose présente une machine parfaitement huilée, avec une mise en scène de qualité qui, progressivement, met en place les enjeux du film. Rapidement, on comprend qu'il s'agit d'un métrage au concept assez original, mêlant film de procès et cinéma d'horreur. Les scènes de tribunal, filmées de manière "classique", tout en finesse et sans effets tape-à-l’œil, adoptent une telle dynamique que l'on se retrouve rapidement absorbé par ce qui y est raconté. -->

Simetierre (1990) de Mary Lambert *

Résumé : La famille Creed quitte Chicago pour s'installer dans les environs de Ludlow, une paisible bourgade du Maine. Leur voisin, Jud Crandall leur montre un cimetière d'animaux situé à quelques pas de leur maison. À la mort du chat de la petite Ellie, Jud révèle à Louis, le chef de famille, un lieu situé sur les anciennes terres sacrées des indiens Micmacs, qui ont la particularité de ramener les morts à la vie. Le chat revient, mais différent, il semble animé par le mal. Un cruel dilemme s'empare de Louis le jour où sa famille doit affronter le pire des drames...

Terreur Vision : Adapté d'un roman très flippant de Stephen King et scénarisé par ses soins, cette vision cinématographique mise en boite par Mary Lambert donne le ton en seulement quelques plans.

Don't be Afraid of the Dark (DTV - 2012) de Troy Nixey *


Résumé : Installée dans sa nouvelle maison avec son père Alex et sa belle-mère, Kim, Sally découvre une cave secrète et entre en contact avec de "petites choses" comme elle les appelle. Ces choses n'arrêtent pas de lui parler et la manipulent en utilisant ses failles émotionnelles pour arriver à leur fin. Alors que petit a petit, elles deviennent de plus en plus hostiles, Sally, effrayée, essaie de prévenir ses parents qui ne la croient pas. Mais bientôt, le jardinier se fait attaquer et Kim, découvre qu'il en sait beaucoup sur ces "petites choses"...

Terreur Vision : Don't be Afraid of the Dark débute par un générique léché, sophistiqué, digne d'un blockbuster, à se demander si l'on n'a pas caché un super-héros à l'intérieur. Les mirettes apprécient cette quasi-promesse de qualité, en tout cas d'un niveau supérieur à la montagne de séries B médiocres qui se tirent la bourre chaque année au rayon des sorties DTV... Et si effectivement, la suite laisse transparaître une réalisation plutôt soignée, ce n'est pas le cas du scénario, essentiellement basé sur la psychologie et l'horreur, et qui révèle rapidement ses failles.

Madhouse (DTV - 2006) de William Butler ♠

Résumé : Alarmé par l'atmosphère pesante et sordide de l'asile dans lequel il vient d'être affecté, Clark Stevens, jeune interne en psychiatrie, décide d'enquêter sur le passé de cet hôpital. Il rencontre alors un étrange patient qui semble pouvoir lui en apprendre davantage sur le petit garçon qui arpente les couloirs la nuit...

Terreur Vision : Resté inédit durant trois année chez nous, ce Vol au-dessus d'un Nid de Coucou chez les fantômes réalisé et écrit par William Butler aurait mérité meilleur traitement. Car Madhouse, interprété notamment par la craquante Natasha Lyonne, Lance Enriksen et le "Josh" Leonard du Projet Blair Witch, bénéficie d'une réalisation correcte et surtout d'un scénario ingénieux. En effet, sous des apparences de banale histoire de fantômes dans un hôpital psychiatrique, le métrage de William Butler parvient à surprendre le spectateur (chose assez rare pour être ici relevée), alors que ce dernier ne s'attend qu'à une vulgaire série B horrifique.-->

Chroniques de Tchernobyl (2012) de Bradley Parker **

Résumé : De jeunes vacanciers se laissent convaincre par l'un d'entre-eux de partir en quête de sensations fortes et engagent un guide pour vivre une «expérience extrême». Il les conduit à Pripyat, une ville toute proche de Tchernobyl. Lorsque le réacteur avait explosé 25 ans plus tôt, les lieux avaient été évacués dans l’urgence. Après une séance d'exploration, le guide ne parvient pas à redémarrer son van et le petit groupe se retrouve piégé dans la ville fantôme. Ils découvrent très vite qu'ils ne sont pas seuls…

Terreur Vision : Comme il est de bon ton de détruire Oren Peli au sein de la critique bien-pensante, et qu'on n'aime justement pas faire comme les autres, autant être clair d'entrée : on a aimé Chroniques de Tchernobyl (et paf, dix morts !). Et ce n'est même pas pour faire rager les apôtres de la science cinéphilique infuse, mais bien parce qu'il bénéficie, sinon d'idées vraiment originales, d'une réalisation astucieuse et d'un décor qui fait à lui seul une bonne moitié du travail d'immersion nécessaire pour apprécier le film.

Evil Game (DTV - 2012) de Ernie Barbarash ♥

Résumé : Sarah, son époux Jason et leur fils Sammy reviennent en Amérique après avoir vécu trois ans à Shanghaï. Mais Sammy se met soudainement à voir des fantômes avant de tomber gravement malade. Aucun médecin ne semble comprendre le mal dont souffre l'enfant. Sarah va alors consulter un mystérieux pharmacien qui lui annonce que son fils est possédé par un esprit malveillant...

Terreur Vision : Outre l'idée prodigieusement stupide de traduire pour sa sortie française They Wait par Evil Game, la présence d'un certain Uwe Boll au rang des producteurs, pouvait également inquiéter. C'était sans compter sur la jaquette qui annonce le même créateur que la trilogie "Cube", ce qui, malgré l'affirmation plus pompeuse que vraie, annule probablement la présence de Boll... Et il est vrai que, sans non plus être un chef-d’œuvre, loin de là d'ailleurs, Evil Game s'affiche comme un film d'horreur popcorn honnête, parfait pour un visionnage à Halloween.

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