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Grave Encounters (inédit - 2011) des Vicious Brothers ♥

Résumé : L'équipe de télé-réalité des chasseurs de fantômes de "Grave Encounters" décide de tourner un épisode dans un hôpital psychiatrique abandonné et au lourd passé macabre. Dans un souci de dramatisation télévisuelle, ils s'enferment volontairement dans la maison pour la nuit. Ils se rendent compte rapidement que la maison n'est pas simplement hantée, mais bien vivante et qu'elle n'a pas l'intention de les laisser s'échapper...

Terreur Vision : Décidément, ces dernières années ont connu une apogée phénoménale du faux documentaire, pour le plus grand bonheur des amateurs d'épouvante et au plus grand désarroi des cinéphiles tendance puriste.
 
Et Grave Encounters n'arrange rien à l’affaire, voire empire le phénomène puisqu'il s'impose largement comme l'un des dignes représentants de cette mode du found footage.

 Partant d'une émission télévisée destinée à faire du sensationnel autour de pseudo chasseurs de fantômes, on se rend vite compte que le programme accumule, parfois même au prix de quelques billets verts, des témoignages aux fondements plus que douteux.  Jouant la carte de la dramatisation à l’extrême avec son présentateur vedette, Lance Preston, et au fil d'une soirée qui doit permettre à l'équipe de tournage de recueillir la  matière d'une sixième émission dédiée à un ancien hôpital psychiatrique réputé hanté, les chasseurs de fantômes perdent progressivement toute envie de poursuivre leur quête.

Grave Encounters est l'un des plus dignes représentants de la vague found footage.

Ce qui aurait dû constituer une exploration de routine pour ces ghostbusters, rois de la supercherie et de l'exagération, ne tarde pas à virer au cauchemar dès les premières manifestations d'entités clairement hostiles à leur présence. Malheureusement les protagonistes ne savent pas encore qu'il est déjà trop tard.

Doté d'un capital trouille plus que généreux, le film offre également quelques rebondissements ingénieux, déjà spoilés sur la toile par quelques internautes indélicats (méfiance !) que nous tairons malgré tout ici, et qui viennent contrebalancer quelques clichés inhérents au genre et souvent inévitables (bruits, portes qui se ferment seules...). S'il est difficile de dévoiler ici des éléments, sous peine de gâcher un effet de surprise indispensable pour ce genre de film, Grave Encounters se révèle une excellente surprise. Sombre, cruel et carrément flippant, il entraine le spectateur dans les profondeurs de cet ancien asile, le poussant lors de certaines scènes aux limites de la claustrophobie. Ce genre de sensation de malaise que l'on n'avait probablement pas ressenti depuis Evil Dead. Car Grave Encounters a la fibre de ces premiers films bricolés par des passionnés et devenus cultes, tout comme celle d'un Ghostbusters trash où les chasseur ne sont plus les humains... mais les fantômes. 


La principale force de Grave Encounters se situe dans son aptitude à surpasser brillamment, à tous les postes, les écueils qu'impose généralement l'économie de moyen de ces sous-séries B (coût estimé de Grave Encounters : 500 000 dollars (ce chiffre monte jusqu'à 2 millions suivant les sources...) contre un Paranormal Activity 3, certes malin, mais qui en aura couté 10 fois plus pour une qualité, sinon en deçà, égale).

Alors coup de génie ou pur hasard ? La mise en chantier d'un deuxième film devraient apporter un sérieux élément de réponse.
N.T.

En bref : 
titre original : Grave Encounters
pays d'origine : États-Unis 
année de production : 2011 
date de sortie française : inédit (Gérardmer 2012) 
durée : 92 minutes
adrénomètre : ♥
note globale : 4,5/5

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